Provençal carol about gypsies from the east who tell Jesus' fortune

A free choral arrangement of an old French carol.

The melody of this Provençal carol with lyrics in modern French has been lying on the shelf for years. In it the wise men from the east are Bohemian fortune tellers, which is to say gypsies. Like the 15th and 16th century gypsies who impersonated Christian refugees, they tell the infant’s past and future in exchange for a contribution for dinner.
My chef de choeur arrangement below includes one sneaky Anglo false relation. You can hear and print it using the Scorch plugin. If you’re one of the many people who has helped me find my feet here, then it’s yours for free. If you’re from somewhere else and you try it, like it, and intend to keep on using it, then feel free to donate something via the link on the main page of this blog.
I’m off now to sing it for a bunch of infant shepherds, who I’m hoping will have some pagan refreshments in the fridge.

Voici trois Bohémiens
qui disent la bonne fortune:
Voici trois Bohémiens
qui devinent tous les destins.
Ouvre enfant tes petits doigts
Dans ta main voyons la croix.
Et chacun te dira
Tout ce que t’arrivera.
Commence, Janin,
Compte bien les lignes de sa main.
Tu es, c’est mon avis,
Car je le lis, de Dieu le fils
tout adorable:
Tu es, c’est mon avis,
Car je le lis,
De Dieu le fils
longtemps promis.
Tu es né pour le bien de tout le genre humain;
Une vierge est ta mère,
Tu n’as pas ici de père,
Cela se voit dans ta main.
Je connais un secret,
Que Janin n’a pas voulu dire;
je connais un secret
Qui fera, je crois son effet
Viens donc, viens, petit ami;
Et sans retard mets aussi
La pièce blanche ici.
Nous te dirons grand merci.
Janin va parler
Sans tarder
Mets donc ici pour dîner
Je vois ce qu’il y a
Sous tout cela
De dur, hélas!
Cruel trépas.
Mourir enfant si doux
Sur une croix pour tous.
Ah! je puis bien le dire,
La cause de ton martyre
Est ton grand amour pour nous.
Nous savons, bel enfant,
Que tu es venu dans le monde;
Nous savons bel enfant
Que tu es venu sans argent.
Sans biens et sans revenus,
Tout pauvre, enfin et tout nu.
Craignant, je le vois bien,
De trouver un bohémien;
Nous quittons ce lieu,
Fils de Dieu
Ecoute notre adieu.
Si trop de liberté
Nous a porte
A te parler
Si hardiment
Si trop de liberté.
Nous a porte
A te parler
En vérité
Te prions humblement
De faire également
Notre bonne fortune
Et de nous en donner une
Qui dure éternellement.

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